Bouillie bordelaise : tableau des dosages

Au jardin, la bouillie bordelaise est parfois dosée au jugé, au risque de brûler les plantes, de traiter inutilement ou d’accumuler du cuivre dans le sol. Quelle quantité diluer selon la culture, la maladie visée et le volume d’eau ? Cet article fournit un tableau de dosage clair et explique comment ajuster les quantités tout en respectant l’étiquette du produit.

Tableau dosage bouillie bordelaise selon les usages

Le dosage de la bouillie bordelaise dépend de la culture à protéger, de la maladie ciblée et de la concentration en cuivre du produit utilisé. Il ne faut donc pas appliquer systématiquement la même quantité sur les tomates, les pommes de terre, la vigne ou les arbres fruitiers.

La bouillie bordelaise est un fongicide à base de cuivre, principalement employé pour prévenir certaines maladies cryptogamiques, notamment le mildiou. Elle possède également une action contre certaines maladies bactériennes.

La dose indiquée sur l’emballage reste la référence obligatoire. Deux produits contenant 20 % de cuivre peuvent présenter des conditions d’emploi différentes selon leur formulation et leur autorisation de mise sur le marché (AMM).

Tableau indicatif des dosages selon les cultures

Le tableau suivant présente des exemples de doses autorisées pour une formulation commerciale de bouillie bordelaise contenant 20 % de cuivre. Ces valeurs servent de repères et ne doivent pas être transposées automatiquement à un autre produit.

CultureMaladie cibléeExemple de dosage pour 10 m²
TomateMildiou4 à 5 g
AubergineMildiou4 à 5 g
VigneMildiou4 à 5 g
Pêcher et abricotierCloque5 g
OignonMildiou4 à 5 g
LaitueMildiou4 à 5 g
Haricot et pois fraisMildiou4 à 5 g
Cucurbitacées à peau comestibleMildiou4 à 5 g

Ces exemples correspondent à des usages particuliers d’une spécialité commerciale. Les doses autorisées peuvent différer pour une autre marque, y compris lorsque la teneur en cuivre est identique. Le nombre maximal de traitements et les stades d’application doivent également être vérifiés.

Tableau de conversion selon le volume d’eau

Lorsque l’étiquette exprime le dosage en grammes par litre d’eau, il suffit de multiplier cette quantité par la capacité du pulvérisateur.

Voici un tableau permettant de convertir rapidement une concentration en fonction du volume de préparation souhaité.

Dosage indiquéPour 1 litrePour 2 litresPour 5 litresPour 10 litres
2 g/L2 g4 g10 g20 g
5 g/L5 g10 g25 g50 g
10 g/L10 g20 g50 g100 g
12,5 g/L12,5 g25 g62,5 g125 g
15 g/L15 g30 g75 g150 g
20 g/L20 g40 g100 g200 g

Ce tableau est un outil de conversion mathématique : les concentrations présentées ne constituent pas des recommandations universelles de traitement.

Par exemple, si votre produit autorise une dilution de 10 g/L pour l’usage concerné, il faut mélanger 50 g de bouillie bordelaise pour préparer 5 litres de solution.

Attention toutefois : lorsque le fabricant indique une quantité en grammes par mètre carré, le calcul doit se faire à partir de la surface traitée et non uniquement du volume du pulvérisateur.

Comment diluer correctement la bouillie bordelaise

Une bonne dilution permet de répartir uniformément le cuivre sur les parties aériennes des végétaux. Une préparation trop concentrée peut provoquer des brûlures sur les feuilles, tandis qu’un mélange mal homogénéisé risque de créer des dépôts irréguliers.

La première étape consiste à identifier précisément le produit utilisé : poudre mouillable, granulés dispersables ou préparation liquide. Les proportions et les modalités de préparation peuvent varier.

Les étapes pour préparer le mélange

Pour diluer correctement une bouillie bordelaise en poudre ou en granulés, il convient de suivre les instructions du fabricant et, lorsque la notice le prévoit, de procéder ainsi :

  1. Déterminer la surface à traiter et le volume de solution nécessaire.
  2. Mesurer la quantité exacte de produit à l’aide d’une balance adaptée, idéalement précise au gramme.
  3. Remplir partiellement le pulvérisateur avec de l’eau propre.
  4. Incorporer progressivement la quantité mesurée en agitant le mélange.
  5. Compléter avec de l’eau jusqu’au volume final souhaité.
  6. Refermer le pulvérisateur et homogénéiser soigneusement la préparation.
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Il est préférable de préparer uniquement la quantité nécessaire au traitement, afin d’éviter les restes de solution.

Pendant l’application, une agitation régulière peut être nécessaire pour maintenir une répartition homogène des particules, conformément aux indications de la notice.

Comment calculer la quantité exacte de produit ?

Le calcul dépend de l’unité utilisée sur l’étiquette.

Si le dosage est exprimé en grammes par litre, la formule est la suivante :

Quantité de bouillie bordelaise (g) = dosage (g/L) × volume d’eau (L).

Exemple : pour un dosage autorisé de 12,5 g/L et un pulvérisateur de 4 litres :

12,5 × 4 = 50 g de produit.

Si le dosage est exprimé en grammes pour 10 m², il faut utiliser une autre formule :

Quantité de produit (g) = dose pour 10 m² × surface à traiter ÷ 10.

Ainsi, avec une dose autorisée de 5 g pour 10 m², le traitement d’une surface de 30 m² nécessite 15 g de produit.

Le volume d’eau doit ensuite être ajusté pour répartir uniformément cette quantité sur toute la surface prévue, sans ruissellement.

Dosages recommandés pour chaque culture

Les besoins de protection diffèrent selon les végétaux. Certaines cultures sont particulièrement sensibles au mildiou, tandis que d’autres nécessitent des interventions ciblées à des périodes précises de leur développement.

Le choix du dosage doit donc toujours tenir compte du couple culture-maladie mentionné sur l’étiquette.

Tomates : prévenir le mildiou

La tomate est particulièrement exposée au mildiou lorsque les conditions sont humides et que les températures favorisent le développement de la maladie.

La bouillie bordelaise peut être utilisée à titre préventif, à condition que le produit soit autorisé pour cet usage.

Pour certaines spécialités contenant 20 % de cuivre, les doses homologuées contre le mildiou de la tomate sont de 4 à 5 g pour 10 m². D’autres formulations possèdent des dosages différents.

Il est important de pulvériser uniformément le feuillage, sans chercher à le détremper. Une attention particulière doit être portée aux parties sensibles de la plante, tout en respectant les conditions de pulvérisation indiquées par le fabricant.

L’efficacité de la protection dépend également de bonnes pratiques culturales : espacement suffisant entre les plants, arrosage au pied et suppression des feuilles fortement atteintes.

Pommes de terre : limiter le développement du mildiou

Le mildiou peut se développer rapidement sur les pommes de terre, notamment lorsque plusieurs journées humides se succèdent.

La bouillie bordelaise agit principalement en protégeant les parties végétales avant leur contamination. Le traitement doit donc être envisagé en fonction des conditions météorologiques et du risque réel de maladie.

Pour déterminer le dosage, il faut vérifier que le produit dispose bien d’une autorisation spécifique pour le mildiou de la pomme de terre.

La pulvérisation doit couvrir régulièrement le feuillage sans provoquer d’écoulement excessif vers le sol. Augmenter la concentration lorsque la maladie est déjà installée n’améliore pas nécessairement le résultat.

Vigne : protéger les feuilles et les grappes

Sur la vigne, la bouillie bordelaise est principalement employée pour prévenir le mildiou, une maladie favorisée par certaines conditions de pluie et d’humidité.

La dose dépend notamment de la spécialité utilisée et de ses conditions d’autorisation. À titre d’exemple, certaines formulations à 20 % de cuivre prévoient des applications de 4 à 5 g pour 10 m².

La répartition du produit doit être suffisamment homogène pour protéger les organes exposés. Le développement de la végétation, les précipitations et les intervalles réglementaires entre traitements doivent être pris en compte.

Arbres fruitiers : adapter le traitement à la maladie

Sur les arbres fruitiers, les traitements à base de cuivre peuvent être utilisés contre certaines maladies, notamment la cloque du pêcher et diverses bactérioses, lorsque ces usages sont autorisés.

Le dosage ne constitue toutefois pas le seul paramètre important. Le stade végétatif joue également un rôle essentiel.

Dans le cas de la cloque du pêcher, par exemple, les interventions préventives sont réalisées aux stades précoces autorisés, avant que les déformations caractéristiques des feuilles ne soient installées.

Il faut éviter de transposer un dosage prévu pour un arbre au repos à un traitement sur jeune feuillage. Certaines espèces et variétés peuvent présenter une sensibilité particulière au cuivre.

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Rosiers et autres plantes ornementales

Les rosiers peuvent être touchés par diverses maladies foliaires, mais la bouillie bordelaise ne convient pas automatiquement à toutes ces affections.

Avant toute application, il faut vérifier que la culture ornementale et la maladie concernée figurent parmi les usages autorisés du produit.

Il convient également de rester vigilant pendant la floraison. Le cuivre peut provoquer des brûlures ou des marques sur certaines fleurs et certains feuillages sensibles.

Quelle quantité appliquer au mètre carré

Pour éviter un surdosage, il est essentiel de distinguer la concentration du mélange et la quantité de produit réellement appliquée sur une surface donnée.

Un dosage de 5 g/L signifie que chaque litre de préparation contient 5 grammes de bouillie bordelaise. Il ne signifie pas qu’il faut nécessairement pulvériser un litre sur chaque mètre carré.

À l’inverse, une dose exprimée en g/m² correspond directement à la quantité de produit destinée à une surface précise.

Tableau de calcul selon la surface à traiter

Voici un exemple de conversion pour une spécialité dont la dose autorisée serait de 5 g pour 10 m².

Surface à traiterQuantité de produit
1 m²0,5 g
5 m²2,5 g
10 m²5 g
20 m²10 g
30 m²15 g
50 m²25 g
100 m²50 g

Ces valeurs illustrent le calcul à effectuer pour cette dose précise. Elles ne doivent pas être appliquées à toutes les formulations de bouillie bordelaise.

Comment déterminer le volume d’eau nécessaire ?

La quantité d’eau dépend du pulvérisateur, de la densité du feuillage et de la surface à couvrir.

Pour obtenir une estimation fiable, il est possible de réaliser un essai avec de l’eau claire :

  • Remplir le pulvérisateur avec une quantité d’eau connue.
  • Pulvériser uniformément une surface mesurée de végétation, sans provoquer de ruissellement.
  • Mesurer le volume d’eau consommé.
  • Calculer la quantité de solution nécessaire pour traiter l’ensemble de la parcelle.

Par exemple, si un essai montre que 2 litres d’eau permettent de couvrir correctement 10 m² de végétation, il faudra prévoir environ 6 litres pour traiter 30 m² dans des conditions similaires.

Si l’étiquette prévoit une dose de 5 g de produit pour 10 m², ces 6 litres devront contenir 15 g de bouillie bordelaise au total.

Cette méthode permet d’adapter le volume d’eau sans modifier la quantité de produit autorisée par unité de surface.

Il faut également tenir compte de la quantité de cuivre réellement apportée au jardin.

À titre indicatif, 5 g de bouillie bordelaise contenant 20 % de cuivre représentent 1 g de cuivre métallique. Répéter les traitements sans nécessité peut donc entraîner une accumulation progressive de cet élément dans le sol.

Dosage préventif ou curatif : quelles différences

La bouillie bordelaise possède avant tout une action préventive de contact. Elle forme un dépôt protecteur sur les surfaces traitées et limite la germination des spores de certains agents pathogènes.

Elle ne circule pas dans toute la plante et ne permet pas de réparer les tissus déjà endommagés par une maladie.

Le dosage en traitement préventif

Une application préventive vise à protéger une culture avant l’apparition des premiers symptômes, lorsque le risque de contamination le justifie.

C’est notamment le cas lorsque les conditions météorologiques deviennent favorables au développement du mildiou.

Le traitement doit alors respecter la dose prévue sur l’étiquette, ainsi que les stades de croissance autorisés.

Il n’est pas nécessaire de traiter systématiquement toutes les plantes du jardin. L’intérêt d’une intervention doit être évalué en fonction de la sensibilité de la culture, des conditions climatiques et de la présence éventuelle de la maladie dans l’environnement.

Faut-il augmenter la dose lorsque la maladie est installée ?

Non. Augmenter la quantité de bouillie bordelaise n’améliore pas son action sur les parties déjà contaminées.

Une concentration supérieure à celle autorisée peut au contraire provoquer des brûlures, perturber la croissance des plantes et augmenter inutilement les apports de cuivre.

Lorsqu’une maladie est déclarée, il est préférable de combiner plusieurs mesures :

  • Retirer les organes fortement atteints lorsque cette intervention est adaptée à la culture.
  • Améliorer la circulation de l’air autour des végétaux.
  • Éviter les arrosages qui maintiennent le feuillage humide.
  • Surveiller les parties encore saines afin de limiter de nouvelles contaminations.
  • Envisager une application uniquement si l’usage et les conditions d’emploi du produit l’autorisent.
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La distinction entre traitement préventif et curatif ne justifie donc pas de modifier librement le dosage indiqué par le fabricant.

Quand appliquer la bouillie bordelaise au jardin

Le moment choisi pour pulvériser la bouillie bordelaise influence autant la qualité du traitement que la concentration employée.

Une application réalisée dans de mauvaises conditions peut être inefficace, même lorsque le dosage est correct.

Les périodes de traitement selon les cultures

Le calendrier dépend de la maladie recherchée, du développement des végétaux et des conditions météorologiques locales.

CulturePériode à surveillerObjectif du traitement
TomatePendant la croissance, en période favorable au mildiouPrévenir les contaminations du feuillage
Pomme de terreDurant le développement végétatifLimiter le risque de mildiou
VignePendant les stades sensibles autorisésProtéger les feuilles et les grappes
PêcherAux stades précoces autorisés, avant le déploiement du feuillagePrévenir la cloque
Autres arbres fruitiersSelon la maladie et le stade végétatif autoriséLimiter certaines contaminations
Plantes ornementalesSelon les usages figurant sur l’étiquettePrévenir les maladies ciblées

Ce calendrier reste indicatif : le stade végétatif autorisé par l’AMM prime sur une date fixe.

Quelles conditions météorologiques privilégier ?

Il est préférable de traiter lorsque le temps est calme, sans pluie imminente ni chaleur excessive.

Le vent peut entraîner une dispersion du produit vers d’autres cultures, des espaces fréquentés ou des zones sensibles. La pluie, quant à elle, peut lessiver les dépôts de cuivre avant qu’ils assurent une protection suffisante.

Une forte chaleur peut également accentuer les risques de phytotoxicité sur certains végétaux.

Il convient donc de privilégier une période tempérée, avec un feuillage sec, en respectant les restrictions météorologiques figurant sur l’étiquette.

Une application en début de matinée ou en fin de journée peut être adaptée, à condition que les températures, l’humidité et la présence éventuelle de pollinisateurs permettent le traitement.

Enfin, une pluie survenant après la pulvérisation ne justifie pas automatiquement une nouvelle application. Il faut respecter le nombre maximal de traitements et l’intervalle minimal fixé pour le produit.

Précautions à respecter lors du traitement

Même si la bouillie bordelaise est utilisable en agriculture biologique lorsque les conditions réglementaires sont respectées, elle n’est pas anodine pour les plantes, les utilisateurs et l’environnement.

Le cuivre est un élément qui ne se dégrade pas. Des apports répétés peuvent provoquer son accumulation dans les sols et affecter certains organismes utiles, notamment les vers de terre et d’autres organismes participant à la vie biologique du jardin.

Respecter les doses et les limites d’utilisation

Avant chaque traitement, il est indispensable de consulter l’étiquette du produit afin de vérifier :

  • La culture et la maladie pour lesquelles le traitement est autorisé.
  • La dose maximale applicable.
  • Le nombre maximal d’applications et l’intervalle entre deux traitements.
  • Le délai avant récolte (DAR).
  • Le délai de rentrée dans la zone traitée.
  • Les distances de sécurité à respecter, notamment à proximité des points d’eau.

La réglementation européenne encadre également les quantités de cuivre utilisables, avec une limite de référence de 28 kg de cuivre métallique par hectare sur sept ans. Des restrictions supplémentaires ou des plafonds annuels peuvent s’appliquer selon les autorisations.

Certaines spécialités destinées aux jardins amateurs imposent notamment de limiter les apports à 0,4 g de cuivre par mètre carré et par an, toutes sources de cuivre confondues.

Ces valeurs concernent le cuivre métallique et non le poids total de bouillie bordelaise commerciale.

Protéger l’utilisateur pendant la préparation

La manipulation de bouillie bordelaise nécessite des précautions, particulièrement lorsque le produit est présenté sous forme de poudre.

Il faut utiliser les équipements de protection individuelle prescrits sur l’étiquette, notamment les gants et, lorsque cela est requis, une protection des yeux, des voies respiratoires et des vêtements adaptés.

La préparation doit être réalisée dans un endroit approprié, en évitant d’inhaler les poussières ou les gouttelettes.

Pendant le traitement, il est également important d’éloigner les enfants et les animaux de la zone concernée et de respecter le délai de rentrée indiqué.

Éviter les traitements excessifs et protéger le sol

La meilleure manière de limiter l’accumulation du cuivre consiste à réduire les applications au strict nécessaire.

Il est notamment recommandé de privilégier les mesures préventives non chimiques : choix de variétés résistantes, rotation des cultures, espacement des plantations, aération du feuillage et gestion adaptée de l’arrosage.

Lors de la pulvérisation, le produit doit être réparti de façon régulière sur les parties à protéger, sans laisser la solution ruisseler au sol.

Il faut également éviter toute contamination des mares, bassins, fossés et cours d’eau, conformément aux distances de sécurité prévues pour le produit.

Les restes de préparation et les eaux de rinçage ne doivent jamais être déversés dans un évier, un caniveau ou un point d’eau. Leur gestion doit respecter les indications de l’étiquette et les consignes locales de collecte des déchets dangereux.

Enfin, conserver une trace des traitements réalisés permet de suivre les quantités utilisées au cours de la saison.

Un simple carnet mentionnant les dates, les cultures, les surfaces traitées et les doses appliquées facilite le respect des limites d’utilisation.

Le bon dosage de bouillie bordelaise n’est donc pas nécessairement le plus élevé : c’est celui qui correspond exactement à l’usage autorisé, à la surface à protéger et aux besoins réels de la culture.

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